Oran, la promotion immobilière de luxe se porte bien

Oran promotion immobilière

Alors qu’à Oran le secteur de la promotion immobilière traverse actuellement une période de déprime, dû entre autres à la concurrence de l’AADL, on assiste à une croissance sans précèdent sur les logements neufs de haut standing. Depuis ces deux dernières années le secteur du haut de gamme dépasse toutes les prévisions et atteint des records, aussi bien en vente, qu’en prix.

Le secteur du logement de luxe semble insensible aux tourments que traversent les promoteurs immobiliers en ce moment. L’explication première est logique, l’AADL proposant des logements moyens de gamme, elle ne vient pas marcher sur les plates-bandes du haut standing, qui a sa propre clientèle. Deuxième raison, le positionnement du haut de gamme qui reste très urbain. L’hyper centre d’Oran de par la rareté de son foncier, mais aussi de par la présence de toutes les commodités, en fait la nouvelle tendance. Les acheteurs délaissant les villas de la périphérie d’Oran pour des tours de luxe dont le prix au m2 peut dépasser les 50 millions de dinars.

En effet ces nouveaux immeubles sont généralement placés idéalement, à proximité des écoles, crèches et transports, augmentant leur attractivité. Ils possèdent aussi souvent des structures sportives et de loisirs en leur sein, voire même médicales ou éducatives. La qualité des biens est aussi au centre de cette attractivité, en effet des partenariats sont conclus avec des spécialistes du luxe venant de l’étranger, comme l’Espagnol Porcelanosa qui vient d’installer une franchise à Oran. Le haut de gamme oranais se met aujourd’hui à la hauteur des standards européens, avec des matériaux modernes de haute qualité et technicité. On parle désormais de céramique à nano technologies, de matières naturelles et écologiques et d’architecture contemporaine.

Il est à noter que le  LPP pourra faire de l’ombre à ce segment de la promotion lorsque les programmes seront lancés. Réservés aux citoyens avec des revenus mensuels qui oscillent entre 100.000 et 220.000 dinars algériens, les logements qui seront réalisés seront sans doute un cran au-dessus des appartements AADL. Certains promoteurs immobiliers d’Oran mais aussi d’ailleurs notamment à Alger, risquent donc de voir les programmes gouvernementaux venir empiéter sur les plates-bandes.

Autre bémol la récente loi du gouvernement algérien concernant le paiement en liquide risque également de causer du tort à ce segment. En effet, depuis le 1er juillet 2015, les particuliers sont dans l’obligation de régler leurs achats immobiliers par chèque, si ces derniers dépassent les 5 millions de dinars algérien. 5 millions représentant environs 20 voir 25% du prix d’un appartement haut standing, et une manne conséquente des fonds algériens transitant encore par le circuit informel, cela risque donc de freiner quelques acheteurs.

Mais rien d’alarmant, le marché devrait tout de même connaître une croissance, encouragée par un phénomène récent, qui est le retour d’une certaine partie de la diaspora de façon saisonnière ou définitive. Celle-ci a en général des attentes plus élevées, et un portefeuille plus garni. Avec la croissance de ce marché, de nouveaux services voient le jour. Des sites algériens spécialisés dans la promotion immobilière tel que beytic.com deviennent les outils privilégiés de cette nouvelle clientèle pour trouver leur bonheur parmi les nombreux projets immobiliers proposés sur Oran.

Le luxe, à Oran, malgré les intempéries que subit le pays, semble avoir encore de beau jour devant lui.