Évolution des prix de l’immobilier en Algérie ces dernières années

F3 staoueli aghiles

Le marché de l’immobilier en Algérie est en évolution constante. En effet, depuis quelques années, les prix ne cessent d’osciller. D’après le président de la FNAI (Fédération nationale des agences immobilières), les prix des loyers, comme les prix de vente des terrains, villas et appartements ont largement augmentés.

Quelles sont les raisons de ces instabilités des prix d’achat ou de location des logements ? Plusieurs facteurs sont à l’origine des cette instabilité constante des prix ; il s’agit, entre autres, d’un déséquilibre entre l’offre et la demande, la multiplication des intermédiaires où tout simplement les prix fluctuants d’un quartier à un autre à Alger par exemple.

Les hausses de prix de l’immobilier à Alger, ont des effets néfastes sur la population. En effet, cela ralentit l’acte d’achat ou de location d’un appartement, villa ou même d’un terrain à bâtir.

Une offre inférieure à la demande

En Algérie, et notamment à Alger, le manque d’offre de logements est problématique. De nombreux algériens sont contraints de partager leur habitation. Les propositions étant peu intéressantes, ou les ressources insuffisantes. On estime la demande annuelle à 400 000 pour 100 000 logements livrés par an soit un déficit de 300 000 demandes par an. Malgré ce déséquilibre, selon les responsables de l’ordre national des experts architectes, l’Algérie compte actuellement un parc de 3,7 millions de logements inoccupés ou inachevés ; à Alger, plus de 500.000 logements seraient vides. Ceci reste problématique et notamment pour les appartements construits par l’Etat. Concernant les propriétés privées, des sur-taxations sont à prévoir, de façon à pousser les propriétaires à les proposer sur le marché locatif.

On constate également qu’aujourd’hui, en Algérie, et notamment à Alger, on paye le prix du quartier plus que l’appartement ou la villa, loué ou acheté. Le prix du terrain ou du logement à Alger peut être très élevé voire inabordable. Globalement, les loyers ont fortement augmentés de 2011 à 2016, cependant, certains quartiers d’Alger connaissent une légère baisse : Hydra ou Kouba par exemple.

Une multiplication des intermédiaires

Le marché de l’immobilier est cependant perturbé par les intermédiaires. Ces derniers interviennent dans les transactions immobilières et faussent la réalité des prix.

D’après le président de la FNAI, « Près de 80% des transactions immobilières sont assurées par des intermédiaires anonymes ; le marché de l’immobilier n’étant pas visible, tout le monde y intervient ».

Les intermédiaires interviennent lors de vente conclues en toute illégalité et notamment concernant la vente d’appartements publics, ou de lots de terrains à bâtir à Alger et en périphérie.

Vers une régulation des prix de l’immobilier

Le marché de l’immobilier Algérien tend à se réguler et notamment grâce au programme AADL (L’Agence Nationale de l’Amélioration et du Développement du Logement). En effet, ce programme location-vente tend à rééquilibrer l’offre et la demande ; 80 000 logements doivent être livrés par l’Etat d’ici fin 2016. Ce programme vise à encourager toutes les classes sociales à investir dans la location ou la vente d’un logement et donc la stimulation du marché de l’immobilier.

Après des années d’instabilité des prix de l’immobilier en Algérie, la situation vise à se stabiliser et les prix sont revus à la baisse. D’après le président de la FNAI, « Les prix du logement ont connu depuis le début de l’année une baisse de 10%, et si la situation persiste, cette baisse pourrait être de l’ordre de 30 à 40% d’ici à quelques mois ». Il s’agit selon la FNAI, « d’un ajustement naturel des prix qui ont atteint des seuils exagérément élevés, provoquant une baisse brutale de la demande ».

Selon le président du FNAI, un logement coûte actuellement, en moyenne, cinq fois plus que sa vraie valeur. Les prix devraient connaître une baisse au cours de cette année, grâce aux programmes lancés par le gouvernement mais également par un détournement général de l’achat de logement (appartement, villa ou terrain) vers la location. D’après le ministre du logement, Abdelmadjid Tebboune, « Les Algériens vont se rabattre sur la location plutôt que l’achat d’immobilier, puisque l’état s’engage à satisfaire la demande de logement ».

Le marché s’est adapté à la tendance à la location et de nombreux sites proposent en quelques clics un large choix d’appartements, villas ou terrains à l’achat ou à la location, comme www.baytic.com.

Des périodes propices à l’achat

Ces cinq dernières années, il existe une baisse des loyers de janvier à mai et une hausse durant l’été. Ceci s’explique entre autre par la période de vacances mais également la veille de la rentrée.

2 Comments on Évolution des prix de l’immobilier en Algérie ces dernières années

  1. La demande sera toujours + élevée que l’offre ce qui est valable pour les autres régions ne l’est obligatoirement à Alger.c comme toutes les capitales du monde.. c anormalement normal.

  2. pas seulement la haute demande. la raison pourlaquelle les prix de l’immobilier n’est pas abordable est due a la speculation,

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